Faites des enfants qu’ils disaient…

Aujourd’hui, SuperPapa, le P’tit Paquet et moi, on a voulu faire du shopping pour trouver une paire de chaussures noires à SuperPapa. Alors on s’est amené, gaiement dans la galerie commerciale. Notre rejeton était bien installé dans sa poussette (« vautré » serait peut-être plus approprié mais qu’importe), on a donc commencé notre périple (oui oui, périple).

On a dû rentrés dans 3 boutiques, on les a parcourues au pas de course parce que si tu t’arrêtes un quart de seconde tu as droit à un scandale du P’tit Paquet. Alors on fait vite, on regarde sans s’arrêter. Mais là, horreur, SuperPapa a repéré une paire qui lui plait, je valide, il faut maintenant l’essayer. Le drame… Le lardon se met à hurler. D’abord je m’inquiète pour sa santé (a-t-il mal quelque part ?) et puis je me rends compte qu’il hurle parce qu’il trouve ça drôle. WTF ?!? Depuis quand hurler est-il un passe-temps ? Je laisse donc SuperPapa a ses essayages et tente de faire rouler la poussette pour le faire taire. Echec de la méthode. J’essaie alors de trouver quelque chose pour l’occuper… Mais rien dans mon sac à main ne trouve grâce à ses yeux. Je n’essaie pas de le raisonner avec des mots puisqu’il faudrait que je crie plus fort que lui et que j’en ai déjà plein les oreilles.

Finalement, je me dis que cet enfant a peut-être envie de marcher. Alors je le sors de sa poussette me disant que comme d’habitude, il va se mettre derrière et pousser lui même cette foutue poussette… ERREUR FATALE. Non seulement il crie, mais en plus, il court dans tous les sens. J’abandonne mon engin à 4 roues au milieu de la galerie et me mets à courir moi aussi pour rattraper mon P’tit Paquet. Je le chope sous un bras. J’ai le cheveu hirsute, l’œil injecté de sang. Je ne lui laisse maintenant plus le choix : ce sera poussette et bâillon… Je me rappelle in extremis que je suis dans un lieu public et que je ne peux pas décemment bâillonner mon fils. Zut !

A ce moment précis, je crois que toute patience s’est envolée. J’ai envie de hurler moi aussi. La raison me dit que je ne dois pas. Grâce à un rapide coup d’œil alentour, je m’aperçois que le baromètre de la honte est au plus fort : certains nous regardent dédaigneusement (peut pas faire taire son môme celle là ?), d’autres ont peur (carrément) et pressent le pas quand ils arrivent à notre hauteur (des fois que le petit serait enragé et qu’il mordrait, sait-on jamais ?). SuperPapa qui a mis 15 plombes à essayer des chaussures se pointe (enfin). Il ne les a pas acheté, il ressort du magasin brocouille pour ainsi dire. J’ai envie de le tuer lui aussi !

Publicités

2 réflexions sur “Faites des enfants qu’ils disaient…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s